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From: riet...@xs4all.nl (Ronald Rietman)
Subject: de hele brief (in het frans) (was Re: Voor francofonen...)
Date: 1998/10/21
Message-ID: < slrn72rmdi.h0g.rietman@xs3.xs4all.nl>
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References: < slrn72r6p9.ak5.paai@pi0959.kub.nl>  
< slrn72rd9j.3um.nomail@sys3.pe1chl.ampr.org>
X-XS4ALL-Date: Wed, 21 Oct 1998 14:55:15 CEST
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Organization: Overhodet Ingenting A/S
Mime-Version: 1.0
Reply-To: riet...@xs4all.nl
Newsgroups: nl.comp.os.linux,nl.comp.overig,kub.comp.misc

On Wed, 21 Oct 1998 10:19:32 GMT, Rob Janssen < nom...@pe1chl.demon.nl> wrote:
>
>Een stukje van de tekst erbij of een idee waar het over gaat is dus
>erg welkom.

Geen zin om de highlights eruit te vissen, maar het zou wel eens een
klassieker kunnen worden, dus post ik het maar in z'n geheel.
Het origineel staat op http://www.mmedium.com/misc/courrier/00057.html.

Enjoy :-)

Ronald
   
   [INLINE]
   
   
   
                                             Les Ulis, le 19 octobre 1998
   
   
   Madame, Monsieur,
   
   Vous le savez, je viens d'avoir le plaisir de prendre la Direction
   Générale de Microsoft France suite à la promotion aux Etats-Unis de
   Jean-Philippe Courtois.
   
   En quelques semaines j'ai découvert une entreprise performante et
   innovante, mais aussi responsable et profondément soucieuse d'écouter
   et de satisfaire ses clients et ses partenaires.
   
   Comme toute entreprise, Microsoft a des concurrents et des
   détracteurs, néanmoins j'ai été fortement surpris par la nature et la
   violence de certaines attaques récentes, qui décrivent une entreprise
   qui n'a rien en commun avec celle que je côtoie tous les jours.
   
   Il m'est donc apparu important que Microsoft publie une Lettre Ouverte
   expliquant la réalité de sa position par rapport aux critiques les
   plus injustes dont nous faisons l'objet. Cette Lettre Ouverte, dont
   vous trouverez ci-joint un exemplaire, ne prétend pas présenter
   Microsoft sous un jour idéal, ni convaincre que nous sommes une
   entreprise sans défaut, mais a simplement pour but de préciser
   certains points.
   
   Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes plus cordiales
   salutations,
   
   [INLINE]
   
                                                             Marc CHARDON
                                                        Directeur Général
   
   
   
   
   LETTRE OUVERTE...
   
   à nos milliers de clients, nos milliers de partenaires, accusés d'être
   de bien candides victimes.
   
   
   Microsoft est en France la firme préférée des cadres d'entreprise (1).
   
   Le succès de Microsoft suscite pourtant de la part de certains
   observateurs des commentaires acerbes, et ce phénomène a tendance à
   s'amplifier à l'occasion du procès dont l'entreprise fait l'objet aux
   Etats-Unis.
   
   Il est désormais courant de voir relayer des rumeurs qui participent à
   la construction d'un mythe, selon lequel Microsoft serait une
   entreprise à but principalement hégémonique.
   
   Microsoft a sans aucun doute sa part de responsabilité, et nous ne
   contestons pas que l'on puisse critiquer l'entreprise, ce qui nous
   paraît relever du droit de contradiction le plus élémentaire.
   
   Mais nous contestons les moyens utilisés parfois pour le faire.
   
   Les thèses les plus fréquemment avancées ne sont pas étayées par des
   études, les références et citations ne sont pas attribuées et les
   jugements, souvent péremptoires, ne font que reprendre des rumeurs non
   fondées qui circulent sur l'Internet.
   
   Ceci ne serait sans doute que peu de chose, si la critique n'avait
   récemment atteint ceux-là mêmes à qui nous devons notre succès.
   
   Devant tant de mépris, c'est le respect que toute entreprise doit à
   ses clients et partenaires qui nous pousse aujourd'hui à réagir.
   
Microsoft n'aurait jamais rien inventé

   Cette vision des choses illustre une confusion fondamentale dans
   l'interprétation des notions d'invention et d'innovation
   technologique.
   
   Comme pour toute entreprise industrielle, le rôle de Microsoft
   consiste à transformer une invention en produit innovant.
   
   Une découverte ou invention ne représente un capital exploitable que
   si elle peut se traduire en innovation technologique, c'est à dire si
   elle peut être intégrée dans un produit utile, qui satisfait un
   nouveau besoin, à un prix acceptable par le marché.
   
   Dans tous les domaines, des milliers d'inventions restent à tout
   jamais inexploitées, la créativité des inventeurs ne correspondant
   malheureusement que rarement aux critères de l'innovation
   technologique.
   
   L'une des forces de Microsoft est que son fondateur, Bill Gates,
   passionné de technologie informatique, a su reconnaître des inventions
   qui présentaient un potentiel d'innovation technologique. Il a ensuite
   pris le risque d'investir humainement et financièrement pour faire
   évoluer ce qui n'était au départ que des idées brillantes, vers des
   produits fortement innovants.
   
   Ainsi, par exemple, Microsoft n'a jamais contesté que le langage Basic
   ait été inventé par Kemmeny et Kurtz. Pour autant, ce langage n'aurait
   pas pu être exploité largement si Bill Gates n'avait pas développé en
   assembleur un interpréteur Basic ultra compact (moins de 4 Ko), et ne
   l'avait ensuite porté sur plusieurs machines et processeurs. Ce
   travail de développement et d'adaptation pour plusieurs plates-formes
   a permis à Microsoft de licencier sous forme de royalties cet
   interpréteur Basic à de nombreux constructeurs de l'époque comme
   Commodore ou Atari. Apple, créée deux ans après Microsoft, bénéficia
   dès le départ du Basic interprété de Microsoft dans ses Apple II.
   
   De même, peu après, Bill Gates a vu en Tim Patterson, inventeur de la
   souche de code Q-DOS, un informaticien de grand talent. Tim Patterson
   était à l'époque développeur indépendant et unique employé de Seattle
   Computer. Il a été recruté par Microsoft, au même titre que d'autres
   développeurs par la suite.
   
   Depuis le code de base jusqu'au produit final, plusieurs mois de
   travail ont été nécessaires, pendant lesquels Tim Patterson et de
   nombreux développeurs Microsoft ont fait évoluer la souche de code de
   Q-DOS, pour le rendre compatible avec les standards de qualité de
   l'époque.
   
   La démarche a été identique dans le monde des applications et sur des
   technologies plus récentes.
   
   Pour innover, une entreprise de logiciels comme Microsoft doit savoir
   identifier des collaborateurs à fort potentiel, les recruter et les
   conserver, en leur donnant les moyens de développer leur intelligence
   et leur créativité au service de l'entreprise.
   
   En effet, la matière première d'une entreprise de logiciels est
   exclusivement constituée de matière grise: la performance de Microsoft
   tient donc à sa capacité à recruter de bons collaborateurs
   
   Microsoft recrute ainsi 4000 personnes par an, dont un grand nombre de
   développeurs. Or, la demande en capital intellectuel est immense dans
   l'industrie du logiciel, en particulier aux Etats-Unis, où est
   installée la majorité des grandes entreprises du secteur. Pour faire
   face à la pénurie d'informaticiens, le Congrès américain vient
   d'ailleurs de voter une loi autorisant l'immigration de 300.000
   informaticiens étrangers.
   
   Les bons développeurs font donc l'objet de fortes sollicitations de la
   part des entreprises. Il résulte de la loi du marché que ceux-ci
   passent parfois d'une entreprise à l'autre, avec ce qui constitue leur
   valeur, c'est à dire leur capacité à inventer des concepts ou à
   développer des produits.
   
   Oui, par exemple, Windows NT a été conçu par Dave Cutler, ancien
   employé de la firme Digital et l'un des créateurs du système VMS.
   Cette affirmation est conforme à la réalité, mais elle ne constitue
   pas pour autant une révélation tapageuse.
   
   Microsoft a recruté Dave Cutler en 1988. Il était à l'époque chez
   Digital. L'entreprise lui a confié à partir de 1989 le pilotage du
   projet Windows NT. La première version de ce logiciel est sortie 4 ans
   plus tard en 1993, grâce au talent de Dave Cutler, mais également au
   travail de plusieurs centaines de développeurs Microsoft.
   
   Le rachat de start-ups innovantes par d'autres entreprises fait partie
   de la dynamique du marché informatique: l'évolution rapide de la
   technologie a suscité une politique d'acquisitions de la part de
   toutes les grandes entreprises du secteur, et pas seulement de
   Microsoft.
   
   Une entreprise, en particulier dans le secteur des nouvelles
   technologies de l'information, doit toujours avoir une longueur
   d'avance pour répondre à l'évolution rapide du marché. L'entreprise ne
   disposant pas toujours en interne des produits permettant de
   satisfaire la demande au bon moment, l'acquisition de start-ups lui
   permet d'avoir une plus grande réactivité et de continuer à innover
   face à la concurrence. Sun Microsystems, l'un des principaux
   concurrents de Microsoft, créateur du langage Java et des
   environnement systèmes autour de Java, a ainsi racheté un grand nombre
   de sociétés au cours des dernières années, parmi lesquelles
   NetDynamics, Diba, Encore, IMP, Long View Technology, LightHouse
   Design Lit, Chorus, Cray et encore récemment IPLANET.
   
   IBM, autre concurrent de Microsoft, a également effectué de nombreuses
   acquisitions, non seulement de start-ups innovantes, mais aussi de
   sociétés bien établies, disposant de parts de marché conséquentes,
   comme Lotus (pour 3 milliards de dollars américains en 1995) ou Tivoli
   (pour 1 milliard de dollars américains en 1996).
   
   Microsoft ne s'est lancé que tardivement (il y a moins de 5 ans) dans
   le rachat de certaines start-ups, ayant privilégié jusqu'alors le
   recrutement de nouveaux collaborateurs. C'est en effet l'évolution
   rapide du marché à partir de 1995, correspondant aux grandes années du
   développement de l'Internet, qui a suscité le rachat de plusieurs
   entreprises par Microsoft. Ces petites sociétés, souvent non cotées au
   Nasdaq, employaient des développeurs de qualité sur des technologies
   naissantes. Ces technologies ont donc pu être intégrées dans les
   plates-formes Microsoft, et ont ainsi pu connaître une grande
   diffusion.
   
   En conséquence, au cours de ces années 96-97, Microsoft a acquis à
   l'extérieur une part de code plus importante que dans les années
   précédentes, la proportion du code développé en interne restant
   toutefois largement majoritaire (plus de 90 %).
   
   Les start-ups qui ont été rachetées ont été doublement gratifiées: au
   plan financier, puisque leurs fondateurs et développeurs sont devenus
   très riches du jour au lendemain; au plan commercial, puisque leurs
   créations ont été largement diffusées et utilisées au travers des
   produits Microsoft.
   
   Microsoft est l'une des 5 premières entreprises mondiales, tous
   secteurs confondus, en matière d'investissements en recherche et
   développement.
   
   Microsoft consacre 17% de son chiffre d'affaires, soit cette année 3
   milliards de dollars américains, en investissements consacrés à la
   recherche et au développement.
   
   On ne peut nier que les entreprises privées, et Microsoft en
   particulier, apportent une contribution essentielle au développement
   de la science informatique. On retrouve d'ailleurs une situation
   comparable dans d'autres secteurs, comme celui de la pharmacie.
   
   Ainsi, ce sont des équipes de recherche regroupant au total 400
   personnes, rassemblant des personnalités parmi les plus estimées du
   secteur (telles que Jim Gray, le créateur du transactionnel CICS chez
   IBM ou Rick Rashid, l'inventeur des micro-noyaux), et renforcées par
   plus de 13.000 développeurs et testeurs, qui construisent chaque jour
   le succès de Microsoft.
   
   Ces équipes de recherche, établies aux Etats-Unis mais aussi en
   Europe, à Cambridge, travaillent sur des technologies génériques qui
   ont pour vocation à être ensuite intégrées sous forme de composants
   dans les systèmes et applications Microsoft.
   
   Parmi ces principaux axes de recherche, on peut citer:
   
     * les techniques d'intelligence artificielle, destinées à simplifier
       l'interface entre l'homme et la machine;
     * les architectures réseaux et serveurs distribués pour permettre la
       montée en puissance des serveurs à base de PC;
     * les techniques de programmation et de tests logiciels, pour
       permettre de développer et de mettre au point plus rapidement et
       de façon plus fiable les logiciels.
       
Les produits Microsoft seraient d'une qualité médiocre

   La technologie Microsoft vise à satisfaire les besoins du plus grand
   nombre d'utilisateurs, dont la plupart ne sont pas des spécialistes,
   et pour qui l'informatique est un outil dont le maniement doit être
   simple.
   
   Nous n'évoquerons donc ici que les thèmes qui intéressent directement
   les utilisateurs de notre technologie, réservant à d'autres lieux les
   polémiques de spécialistes.
   
   Les logiciels Microsoft peuvent certes contenir des bogues, comme tous
   les logiciels.
   
   Les bogues sont en particulier liés à la complexité et au nombre de
   configurations différentes sur lesquels les produits doivent
   s'exécuter. Par ailleurs, les développeurs sont des hommes et pas des
   machines, et peuvent donc être faillibles. Cette constatation générale
   n'empêche pas Microsoft de travailler en profondeur sur les méthodes
   de conception de ses logiciels, et de consacrer d'importants
   investissements aux procédures de tests, afin de réduire au maximum
   les bogues. Nous ne contestons pas le fait que nous devons faire
   encore plus d'efforts dans ce sens.
   
   L'amplification apparente de ce phénomène est très liée au fait que
   nos produits sont diffusés très massivement, et que, corollairement,
   le nombre de cas de figure d'utilisation de nos logiciels, notamment
   dans des environnements professionnels exigeants, est très élevé.
   Microsoft a en effet fait le choix difficile d'assurer
   l'interopérabilité de ses produits avec des plates-formes
   informatiques multiples, pour répondre à la demande de ses clients.
   
   Une des missions de notre support technique est, entre autres, de
   remonter au siège de Microsoft les problèmes rencontrés par les
   utilisateurs, afin d'améliorer les produits.
   
   Microsoft fournit aussi des correctifs gratuits pendant la durée de
   vie de ses produits. Ces correctifs apportent en même temps des
   fonctionnalités nouvelles dites "mineures ", et ils sont mis à
   disposition sur le site Web de Microsoft (2).
   
   Les logiciels Microsoft se veulent des produits standards: ils
   contiennent un grand nombre de fonctionnalités pour pouvoir satisfaire
   des utilisations très variées.
   
   Une autre critique fréquente consiste à dire que nos logiciels sont
   encombrés de fonctionnalités inutiles et que seules 5 % des fonctions
   sont réellement utilisées de façon courante.
   
   La sagesse populaire récuserait l'argument au nom du « qui peut le
   plus peut le moins », mais nous ne nous en contenterons pas.
   
   Les fonctions intégrées dans les logiciels Microsoft le sont après une
   analyse approfondie des besoins des consommateurs, grâce à la
   compilation des informations qui arrivent aux services clients de
   toutes les filiales Microsoft, et aux méthodes éprouvées que sont les
   « Usability Labs ».
   
   Dans les Usability Labs, on demande à des utilisateurs néophytes de
   prendre en main les nouveaux logiciels sur des PC. Les testeurs
   analysent le comportement des utilisateurs - qui ne sont pas aidés -
   et les filment. Les utilisateurs sont ensuite interrogés sur les
   difficultés qu'ils ont rencontrées, l'usage qu'ils feraient de telle
   ou telle fonction; et l'analyse de leurs réponses donne lieu à des
   recommandations dans le développement des produits.
   
   La force du logiciel standard réside dans le fait qu'il doit être
   suffisamment riche pour convenir à des populations larges et diverses.
   Ainsi, prenons l'exemple d'une population de 100 utilisateurs,
   exerçant 10 métiers différents au sein d'une entreprise, et
   n'utilisant chacun que 20 % des fonctionnalités du logiciel de
   traitement de texte Word. Il est probable qu'en cumulant l'utilisation
   de ces 100 utilisateurs, ce soient 90 % des fonctionnalités de Word
   qui soient réellement utilisées.
   
   Microsoft est cependant conscient qu'un utilisateur donné qui
   n'utiliserait que partiellement les possibilités de Word peut
   souhaiter disposer d'une interface plus simple, dans le respect d'un
   standard commun: cela fait partie du cahier des charges de plusieurs
   de nos futurs produits.
   
   Enfin, n'oublions pas que le logiciel standard a un autre avantage:
   son prix unitaire faible pour l'utilisateur, compte tenu des volumes
   de diffusion atteints.
   
   Les logiciels Microsoft sont certes consommateurs de ressources
   matérielles, mais l'évolution accélérée de la technologie des PC
   (processeurs, mémoire, disque dur, entrées / sorties etc...)
   relativise fortement cet état de fait.
   
   Nos logiciels ont effectivement une taille importante, qui n'est
   cependant pas supérieure à celle de la plupart des produits de la
   concurrence.
   
   Par ailleurs, l'augmentation de la taille des logiciels est
   directement liée à l'amélioration de leurs performances et services
   rendus aux utilisateurs.
   
   Le passage à l'interface graphique a ainsi été un facteur de
   consommation de ressources matérielles importantes. Au début des
   années 90, au moment du passage de MS-DOS à Windows, tous les
   utilisateurs se souviennent d'avoir fait cette constatation. Il a
   fallu plusieurs années pour que l'interface graphique rentre dans les
   murs, mais personne ne voudrait aujourd'hui revenir à un traitement de
   texte à commande cryptique en mode caractère.
   
   Une grande partie de la place occupée par les logiciels est également
   liée aux systèmes d'aide en ligne et d'auto-formation (qui permettent
   d'assister les utilisateurs et de réduire les coûts de support).
   Toutefois, l'utilisateur n'est pas obligé de conserver ces fichiers
   sur le disque dur. Enfin, l'augmentation de la capacité de stockage
   des disques durs a été beaucoup plus rapide que l'augmentation du
   poids des logiciels: ainsi, le logiciel de traitement de texte Word
   occupait 10% du disque dur d'un PC il y a 10 ans (2 Mo sur un disque
   dur de 20 Mo), alors qu'il n'occupe plus que 1,2% du disque dur d'un
   PC d'aujourd'hui (environ 50 Mo sur un disque dur de 4 Go).
   
Microsoft lancerait des programmes de communication très importants pour
prendre pied sur les marchés de l'éducation et de la formation, et
utiliserait les enfants comme prescripteurs de ses technologies

   Présent depuis 10 ans dans le secteur de l'Éducation, Microsoft y a
   toujours porté une attention particulière et s'inscrit dans la
   dynamique du développement des nouvelles technologies de l'information
   à l'école. A cet effet nous avons développé deux programmes: Graine de
   Multimédia et Compétences 2000.
   
   Graine de Multimédia: grâce à ce programme, monté en partenariat avec
   Hewlett-Packard, un certain nombre d'écoles primaires (18) se sont
   vues dotées de PC multimédia et de logiciels y compris des logiciels
   non Microsoft ; leurs instituteurs ont suivi un cycle de formation à
   la maîtrise d'Internet et du réseau local qui était mis à leur
   disposition. Ils ont également participé à une uvre collective d'étude
   de l'utilisation pédagogique de la micro-informatique et du multimédia
   dans les écoles, dont les résultats ont été rendus publics.
   
   Compétences 2000 est un programme de formation aux technologies
   informatiques destiné au monde de l'éducation, à l'enseignement
   supérieur, aux professionnels de l'informatique et aux demandeurs
   d'emplois. Il est le fruit d'un partenariat innovant entre l'industrie
   des technologies de l'information (dont Microsoft), les professionnels
   de la formation et de l'enseignement, le secteur public et les
   collectivités locales. Il vise à créer une véritable dynamique visant
   à réduire, en France, la pénurie de compétences techniques, pénurie
   depuis longtemps mise en évidence par les analystes et les
   professionnels de l'informatique.
   
   Après quelques mois, Compétences 2000 rencontre un vif succès sur le
   terrain, ce qui montre que ce programme répond à une attente.
   
   Microsoft apporte à travers Graine de Multimédia et Compétences 2000
   une contribution, sans doute modeste, à la prise de conscience de
   l'importance de l'outil informatique dans les secteurs de l'éducation
   et de la formation. Nous ne sommes pas les seuls à lancer ce type
   d'initiatives, et c'est une bonne chose, car il s'agit d'un enjeu
   majeur nécessitant le concours de tous les acteurs du marché.
   
Le but de Microsoft ne serait pas de faire de bons logiciels, mais de faire
du profit, grâce à des méthodes commerciales contestables, entraînant la
constitution d'un monopole.

   Le premier objectif d'une entreprise est de servir ses clients, en
   fabriquant des produits et des services de qualité. L'objectif associé
   est de servir ses actionnaires, la notion de profit, et nous ne le
   nierons pas, étant à la base du fonctionnement de l'économie de
   marché.
   
   En ce qui concerne Microsoft, la qualité de nos logiciels a en tous
   cas été reconnue, au point de satisfaire aujourd'hui les besoins de
   dizaines de millions d'utilisateurs dans le monde.
   
   Ceci dit, il est vrai que Microsoft est une entreprise performante
   financièrement, et ce pour plusieurs raisons.
   
   La stratégie de Microsoft consiste à développer de bons logiciels, et
   à en assurer la commercialisation à très grande échelle, grâce à des
   partenaires et des intermédiaires qui permettent d'assurer ce volume.
   
   Les profits de Microsoft (30 % de marge nette aujourd'hui) sont liés à
   plusieurs facteurs:
   
     * le volume des ventes: pour Microsoft, comme pour tous les éditeurs
       de logiciels, la marge est directement liée au volume des ventes,
       lui-même lié à la qualité du produit et à l'efficacité du système
       de distribution.
     * la taille du marché: celle-ci est en augmentation constante. Le
       marché du PC croît d'environ 15 % par an dans le monde, et 90
       millions de PC seront vendus en 1999. Les ventes de Microsoft
       étant liées à la taille du marché des PC, Microsoft tire parti de
       cette évolution.
     * le coût de fabrication des produits: l'évolution des ventes aux
       entreprises tend vers une dématérialisation progressive des
       produits, avec la signature de contrats de licences. Il s'ensuit
       une diminution proportionnelle de la vente des produits en boîtes,
       dont le coût de fabrication et de logistique n'est pas
       négligeable.
     * la gestion de l'entreprise: Microsoft est une entreprise gérée de
       façon très rigoureuse et avec un souci permanent d'efficacité, et
       ce avec d'autant plus de motivation qu'une grande majorité de ses
       collaborateurs sont actionnaires.
       
   La stratégie commerciale de Microsoft implique une relation de
   partenariat avec les développeurs et les constructeurs, afin d'offrir
   des produits performants aux utilisateurs finaux.
   
   Le succès d'un système d'exploitation repose sur la constitution d'une
   infrastructure de compétences et de produits complémentaires, en
   matériel et en logiciel. Quand un logiciel d'exploitation est
   développé, intégrant les nouvelles fonctionnalités correspondant aux
   grandes évolutions technologiques du moment, il faut que le plus
   possible d'applications puissent utiliser ce nouveau système. Des
   versions bêta du logiciel sont diffusées aux développeurs, pour leur
   permettre de mettre au point de nouvelles applications, avant la
   sortie du système d'exploitation.
   
   Les revendeurs et autres partenaires diffusant le système sont ceux
   qui feront le lien entre la technologie nouvelle et les utilisateurs
   finaux. Il est donc important qu'ils maîtrisent parfaitement les
   fonctionnalités du nouveau système d'exploitation, pour pouvoir en
   conseiller l'emploi aux utilisateurs finaux.
   
   Microsoft consacre donc un budget important à cette formation
   technique et commerciale de ses revendeurs et partenaires Ces méthodes
   commerciales, reposant sur une distribution 100% indirecte du produit
   sont classiques, et pratiquées de la même façon par les autres
   industriels proposant des systèmes d'exploitation.
   
   Toutefois, la situation originale de Microsoft sur le marché des
   systèmes d'exploitation explique également son succès. En effet, alors
   que Microsoft se limite à l'édition de logiciels, ses concurrents sur
   le marché des systèmes d'exploitation (Sun avec Solaris, et IBM avec
   OS/2) sont en même temps fabricants de matériels. Ils ont donc
   logiquement plus de difficultés à commercialiser des produits auprès
   d'autres constructeurs dont ils sont les compétiteurs.
   
   La vente d'un PC avec Windows relève d'une nécessaire intégration en
   amont, et non pas de la vente liée.
   
   Il est illégal de subordonner la vente d'un produit à l'achat
   concomitant d'un autre produit. Mais dans le cas présent, il s'agit
   d'une intégration en amont d'un produit fini, et pas de vente liée.
   
   Le système d'exploitation fait partie intégrante de la configuration
   finale qui est proposée à un client en bout de chaîne, au même titre
   que le disque dur ou la mémoire. L'obligation du constructeur est de
   fournir à ses clients un produit en état de fonctionnement, pouvant
   donner satisfaction dès la première utilisation.
   
   Rappelons ici que la mission de Microsoft est de mettre la
   micro-informatique à la portée de tous. Pour l'utilisateur final,
   l'intégration d'un maximum de fonctionnalités sur le PC est un facteur
   de simplification de mise en route et d'utilisation, ce que cet
   utilisateur recherche, en fin de compte.
   
   Il existe plusieurs canaux de vente de PC, et les utilisateurs ont le
   choix entre des constructeurs internationaux, des constructeurs
   nationaux, et des assembleurs. Ces derniers, qui représentent environ
   30 % du marché français, vendent des PC en offrant le choix du système
   d'exploitation. Ils vendent également des machines sans système
   d'exploitation, sur lesquelles peuvent être installés des logiciels
   comme Linux. Ce canal intéressera donc une population plus
   expérimentée en informatique. En revanche, la grande majorité des
   clients, y compris en entreprise, demandent à bénéficier de PC sous
   Windows, selon les constructeurs eux-mêmes.
   
   Ce choix des utilisateurs est étroitement lié à la grande
   disponibilité d'applications et de périphériques conçus pour Windows:
   il suffit de visiter le rayon micro-informatique de tout magasin pour
   s'en rendre compte. Il est bon également de souligner que le PC est la
   plate-forme matérielle sur laquelle le choix de systèmes
   d'exploitation est le plus vaste. Aucun autre ordinateur ne propose ce
   choix. Les Macintosh sont livrés avec le système MacOS d'Apple, et on
   peut y installer Linux. Les stations Unix RISC des constructeurs sont
   livrées avec la version Unix spécifique de ces constructeurs. Les
   AS/400 d'IBM sont livrés avec OS/400. Sur un poste de travail de type
   PC, on a le choix entre MS-DOS, Windows 9X, Windows NT Workstation,
   Linux, Sun Solaris, SCO Unix, Unixware, Interactive Unix, IBM OS/2
   Warp, et même Rhapsody (version de MacOS adaptée aux PC).
   
   La position de Microsoft sur le marché des systèmes d'exploitation et
   applications bureautiques pour PC est certes importante, mais elle ne
   nous dispense pas d'innover en permanence pour répondre aux besoins de
   nos clients.
   
   En effet, aucune règle contraignante n'empêche le marché d'adopter
   d'autres technologies que celles de Microsoft. Si Microsoft
   bénéficiait d'une rente de situation, l'entreprise pourrait imposer
   une augmentation du prix de ses produits.
   
   Or le prix de Windows est resté stable au cours des cinq dernières
   années, alors que les services qu'il offre ont été très largement
   étendus (intégration d'Internet, support de l'Universal Serial Bus,
   outils d'auto-maintenance, graphiques 3D plus rapides, meilleur
   support des jeux, etc.). Quant au prix des logiciels d'application,
   ils ont baissé considérablement depuis les dernières années, et plus
   rapidement encore que les produits de la concurrence (-47 % depuis
   1991 pour Microsoft Word, contre -18 % pour Corel WordPerfect sur la
   même période).
   
   Enfin, si Microsoft était réellement dans une situation privilégiée
   par rapport à ses concurrents, l'entreprise pourrait sans danger
   cesser d'innover. Or l'investissement de Microsoft en recherche et
   développement progresse constamment, en valeur absolue comme en
   pourcentage du chiffre d'affaires, pour répondre en permanence aux
   nouveaux défis du marché.
   
   En réalité, le cycle d'évolution de la technologie est si rapide,
   qu'il ne faudrait que 3 à 4 ans pour que Microsoft disparaisse du
   marché si l'entreprise n'innovait plus.
   
Microsoft serait en mesure de contrôler la chaîne mondiale de l'information
et de la communication, mettant ainsi la démocratie en danger

   Une seule entreprise, en l'occurrence Microsoft, peut-elle contrôler
   la chaîne mondiale de l'information et de la communication, et mettre
   en danger la démocratie en prenant le contrôle de l'Internet?
   
   Il est utile, une fois pour toutes, de reprendre pied avec la réalité.
   
   Le contrôle de l'Internet est un mythe qui relève de la science
   fiction.
   
   Microsoft est une entreprise composée d'hommes et femmes, passionnés
   de technologies, qui sont des citoyens responsables et respectueux des
   lois avant d'être des salariés Microsoft. Il est donc déraisonnable de
   faire croire que Microsoft pourrait attenter à la démocratie et aux
   libertés individuelles.
   
   Par ailleurs, l'Internet est le système le plus ouvert et démocratique
   qui existe. La prise de contrôle de l'Internet est totalement
   impossible, et encore moins par une seule entreprise.
   
   Ainsi, et même en imaginant que Microsoft fournirait tous les
   standards utilisés par le réseau - ce qui n'est évidemment pas le cas,
   Microsoft supportant une liste très large des standards du marché
   définis par des organismes indépendants - cela ne permettrait pas plus
   à l'entreprise de contrôler l'Internet, que cela n'a permis à France
   Télécom de contrôler les conversations téléphoniques.
   
   L'Internet constitue aujourd'hui le marché le plus concurrentiel et
   celui qui se développe le plus rapidement au monde. Au fur et à mesure
   que le nombre d'utilisateurs augmentera, de plus en plus de services
   se développeront, et seront accessibles à un coût de moins en moins
   élevé, grâce à des possibilités de connexions démultipliées.
   
   De nombreux opérateurs économiques sont impliqués dans le
   fonctionnement du réseau des réseaux: des éditeurs de logiciels, des
   sociétés de service, des constructeurs d'ordinateurs, des opérateurs
   de télécommunication, des routeurs, des fournisseurs d'accès, etc.
   
   Microsoft se positionne prioritairement et principalement sur le
   métier de la fabrication des logiciels, l'objectif de l'entreprise
   étant de s'adapter à tous les standards, protocoles et plates-formes
   de services utilisés par l'Internet pour pouvoir répondre aux besoins
   de ses clients. Les développeurs peuvent ainsi concevoir des
   applications diverses, qui permettent aux utilisateurs de bénéficier
   au mieux des potentialités de l'Internet.
   
La seule alternative à Microsoft serait Linux

   Linux est un mouvement créé en 1991 par un étudiant finlandais, Linus
   Torvald. Partant d'un noyau Unix adapté, des développeurs communiquant
   par Internet assurent la création des fonctions complémentaires et des
   différentes versions de Linux. Linus Torvald synchronise et valide
   l'ensemble. La règle fondamentale est que chaque développeur donne son
   code source, pour que celui-ci puisse être amélioré, et fasse l'objet
   de développements ultérieurs. Le produit est diffusé sous licence
   spécifique d'utilisation, accompagné de son code source. Chacun peut
   ainsi modifier, améliorer ou copier le logiciel, et le redistribuer à
   son tour, gratuitement ou non. Des versions commerciales sont
   également diffusées.
   
   Le parc installé est estimé à 6 millions de licences dans le monde.
   
   Linux a sans aucun doute sa place au côté du système d'exploitation de
   Microsoft, mais aussi de ceux d'IBM, Sun, Oracle, et Novell.
   
   L'utilisation du logiciel libre relève cependant d'un choix
   philosophique plus qu'économique, et fait de la maîtrise du système
   d'exploitation une affaire de spécialistes chevronnés.
   
   Il apparaît que Linux ne répond pas aujourd'hui aux exigences de la
   plupart des entreprises, et encore moins du grand public.
   
   Linux présente des limites qui sont un frein à sa diffusion à grande
   échelle, notamment dans les entreprises et auprès du grand public.
   
   Au plan de la stabilité du système, Linux pose des problèmes de
   coordination globale et l'on ressent fortement l'absence d'un chef de
   projet.
   
   Linus Torvald a quitté l'université l'an dernier pour rejoindre une
   entreprise californienne. Le développement de Linux s'est depuis
   considérablement ralenti. De même, le maintien de chaque
   fonctionnalité de Linux dépend de la mobilisation des équipes. Ainsi,
   certaines fonctionnalités n'ont pas connu d'actualisation depuis deux
   ans.
   
   L'installation de Linux est délicate. Pour que la performance du
   système soit optimale, chaque version doit être réglée sur chaque
   ordinateur à chaque installation, par un informaticien compétent. Sa
   mise en uvre et son administration ne sont donc pas à la portée d'un
   informaticien habitué aux systèmes plus conviviaux, et encore moins
   d'un utilisateur de base. L'utilisation de Linux est complexe, les
   logiciels fonctionnant en général avec des commandes en mode texte.
   
   Enfin, les logiciels d'application fonctionnant sous Linux ont le plus
   souvent des fonctionnalités limitées. Les traitements de texte
   disposent rarement de fonctions aujourd'hui courantes sur PC ou
   Macintosh: corrections orthographiques à la volée, saisie graphique de
   tableaux, intégration de graphiques provenant d'applications. La
   majorité des logiciels de traitement de texte sous Linux s'apparentent
   encore à " Microsoft Write " qui date de 1985.
   
   Les avantages liés à la gratuité et à la transparence de Linux sont
   des critères non pertinents pour la majorité des utilisateurs.
   
   La gratuité de Linux est un avantage peu décisif. En effet, le coût
   d'un système d'exploitation est marginal par rapport aux autres coûts
   de l'entreprise. Le prix du système n'est qu'un des éléments du prix
   de la chaîne informatique dans les entreprises. La mise en place d'un
   système d'exploitation traditionnel coûte plusieurs fois le prix du
   système lui-même, tout autant que la réalisation d'un programme
   applicatif et sa maintenance. Ainsi, en installant Linux, on économise
   le coût du système d'exploitation, mais on renchérit celui de
   l'installation, et on prend des risques pour la maintenance des
   applications et du système lui-même.
   
   Si certains considèrent que la mise à disposition permanente des codes
   sources de Linux est une garantie absolue d'indépendance vis a vis des
   éditeurs de logiciels, nous percevons mal quel est l'intérêt pour une
   entreprise ou un particulier d'avoir accès aux sources de son système
   d'exploitation...
   
   En revanche, la diffusion des sources des systèmes est très utile aux
   étudiants et aux chercheurs, pour comprendre le fonctionnement du
   système et éventuellement le modifier. Linux restera donc probablement
   longtemps encore un bon sujet d'étude pour informaticiens, plutôt
   qu'un système voué à une diffusion importante.
   
Conclusion

   Nous espérons que ce document aura contribué à donner au lecteur une
   meilleure compréhension de la position de Microsoft dans les débats
   dont nous faisons l'objet: encore une fois, nous sommes conscients que
   la confiance de nos clients et partenaires se mérite, et les critiques
   dont nous pouvons faire l'objet doivent susciter toute notre attention
   à partir du moment où elles sont objectives.
   
   Les équipes de Microsoft France sont en tout cas à votre disposition
   pour éclairer et préciser, le cas échéant, certains sujets abordés
   dans ce document, mais aussi et surtout pour répondre quotidiennement
   à vos besoins.
   
   
   Pour toutes informations complémentaires:
   Corinne Got - BDDP Corporate pour Microsoft France
   Tel. 01 49 09 26 50 ou 26 54
   Fx: 01 49 09 27 09
   e-mail: cgot-cam...@bddp-corporate.fr
   
   
   
   
   
   
                                   NOTES
                                      
   1- Comme en témoigne sa première place au classement de l'image de
   marque des entreprises publié par L'Expansion en août 1998. [LINK] 
   
   2- L'information sur ces correctifs est fournie sous plusieurs formes:
   dans l'actualité produits envoyée par e-mails mensuels aux clients
   Microsoft s'abonnant gratuitement à ces informations, dans les
   publications Microsoft, et également dans les nombreux séminaires
   techniques organisés par Microsoft pour les clients, partenaires et
   développeurs. L'information est par ailleurs largement relayée par la
   presse informatique. [LINK]

			        About USENET

USENET (Users’ Network) was a bulletin board shared among many computer
systems around the world. USENET was a logical network, sitting on top
of several physical networks, among them UUCP, BLICN, BERKNET, X.25, and
the ARPANET. Sites on USENET included many universities, private companies
and research organizations. See USENET Archives.

		       SCO Files Lawsuit Against IBM

March 7, 2003 - The SCO Group filed legal action against IBM in the State 
Court of Utah for trade secrets misappropriation, tortious interference, 
unfair competition and breach of contract. The complaint alleges that IBM 
made concentrated efforts to improperly destroy the economic value of 
UNIX, particularly UNIX on Intel, to benefit IBM's Linux services 
business. See SCO vs IBM.

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